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Expédition 2011 sur l'Ereta de las Brujas,
Collectif SC Comminges, Oxykarst, Expé12.

Cet article est importé du blog "speleolibre" avec l'autorisation des auteurs. Le texte est intégralement reporté, seule une sélection des clichés est importée.

Lundi 8 aout
Départ de l’Aveyron, de Fabien, Philippe, Nico, Eric, vers 15Heures.
Nous arrivons à Plan en fin d’après-midi, et essayons de joindre Alberto par téléphone, pour récupérer la fluorescéine, mais impossible de le joindre. Par bonheur nous le trouvons au bar. La fluo en poche nous partons directement au refuge de Santa Isabel par la piste fraichement refaite et nous mettons à peine 20 minutes pour y arriver. 2 spéléos chargés et traversée dans Gradiello

Mardi 9 aout
Vers 8h30 Nous prenons la direction du Cotiellla par le Col de Gradiello ou nous rencontrons de sympathiques Français et faisons le chemin ensemble jusqu’au campement. Par chance, à notre arrivée, un des frigos est plein de bières oubliées de l’année passée. Nous préparons le campement en compagnie de nos compagnons de randonnée et tandis que eux rentrent à Santa Isabel, nous partons faire un tour dans le B13 pour éventuellement désobstruer le bouchon de glace à moins quarante. Il n’y a pas glace et le névé d’entrée est bien en dessous de son niveau habituel à cette époque. Nous rentrons au camp à la tombée de la nuit ou Jean nous a rejoints entre temps. arrivée sur les Brujas et tentes

Mercredi 10 aout
Nous partons pour une ballade dans la Sima del Sabbat jusqu’au puits de l’oppo à moins 240, pour faire prendre connaissance avec les gouffres du massif aux deux nouveaux que sont Philippe et Fabien. Nous en profitons pour descendre un perfo et prendre quelques photos. Le soir nous discutons de la stratégie à adopter et commençons à envisager de se consacrer à l’exploration d’un seul gouffre, compte tenu des effectifs. Isards sous le porche de la grotte

Jeudi 11 aout
Nico et Jean partent pour injecter le colorant au fond de la sima des Apostats, tandis que Fabien et Philippe partent en randonnée. J’en profite pour faire un tour de prospection aux confins de la zone B , entre Cotiella et Espouy . Les niveaux d’enneigement, exceptionnellement bas, mettent à jour de nouveaux gouffres. Je repère également une graliéra, sous les flancs de l’espouy. La glacière Martel est vide de glace, seul subsiste un petit névé. A 20H45, Nico et Jean rentrent d’une dure journée, dans le B13 ou ils pensent avoir atteint la côte -550 dans des méandres actifs de plus en plus étroits. Le courant d’air est toujours là, mais il ne semble pas que ce soit la voie royale pour atteindre le collecteur. Au retour ils déversent le colorant à 16H40 à la côte moins 400 dans un ruisselet au débit très faible. Est-ce la fin du B13 ? injection du colorant

vendredi 12 août
Nous partons pour le B74 , afin de vérifier le terminus du GSL . D’après leur dire, la désob est faite, il ne reste plus qu’à aller voir derrière. Nous arrivons donc au terminus, mais ça ne passe pas encore. Après plusieurs heures de désob, nous arrivons enfin à passer derrière le méandre étroit, pour aboutir dans un petit volume ou arrive un puits étroits et la suite est à nouveau un méandre de 1 mètre de haut pour 20cm de large qui absorbe tout le courant d’air. Nous abandonnons là l’exploration du B74 . A la tombée de la nuit, en rentrant au camp, la nouvelle tombe : message de Ramon : "coloration, positivo, fuentes, 02H30 ". Nous fêtons dignement cette très bonne nouvelle, qui va nous obliger à persévérer. passages étroits

Samedi 13 aout
L’objectif de la journée est de descendre à – 200 dans le B13 pour vérifier d’éventuels départs à l’aide d’un phare, puis de descendre à -240 d’où par un puits non descendu. Fabien,Jean et Nico partent direct à – 200 tandis que Philippe et moi même suivent en prenant des photos. Les départs de -200 n’ayant rien donnés, je part avec Nico pour explorer la lucarne de – 240. Le premier puits fait environ 10 mètres suivi de 2 ressauts de 6m.Un méandre amont étroit non exploré et un méandre aval étroit d’une quinzaine de mètres font suite. Nous continuons donc en aval pour déboucher sur un très joli puits d’environ 26 mètres 50. De là, partent deux méandres aval dont un, très court, donnant sur une désescalade de 4 mètres et arret sur nouveau puits sec non descendu, d’au moins 2O mètres. De l’autre côté un méandre à chailles, actif et très étroit d’une vingtaine de mètres, débouche sur un puits non descendu, arrosé, semblant assez profond et en plusieurs paliers. Nous remontons sans déséquiper afin d’y revenir pour lever la topo. Cette succession de méandres étroits et actifs devient un sérieux handicap pour continuer les explos dans ce gouffre et nous envisageons de plus en plus de se consacrer qu’au B112 . à notre sortie du gouffre l’orage éclate au loin et nous n’en aurons que des résidus. descentes de puits

Dimanche 14 aout
Pour Fabien et philippe c’est la fin du camp. Pour finir en beauté, ils partent au sommet du Cotiella et rentrent à Santa Isabel. Nico , Jean et Eric partent pour une pointe au fond du B112 afin d’explorer le Puits terminal faisant suite au passage de la Corse. Un petit contre temps nous ralenti au niveau du puits de la peur car la corde y est gravement tonché . Nous décidons de la changer et Jean fait un aller-retour à la jonction afin de récupérer une corde. Arrivé en haut de la salle du radeau de la méduse Nico refait un équipement plus sécurit et nous continuons jusqu’au terminus. Jean commence à équiper ce superbe puits et nous nous apercevons qu’une écaille d’apparence instable se trouve pile sur notre passage. Jean, qui à touché le sol 80 mètres plus bas, doit remonter en déséquipant pour faire tomber cette épée de Damoclès. Une fois la purge finis, c’est Nico qui se charge de rééquiper la descente de façon à décaler chaque fractios des trajectoires précédentes. Le puits est énorme est le dernier fractionnement fait à peu près 50 mètres. Je descends le dernier, et arrivé au fractio final je perds malencontreusement ma poignée qui fait une chute de 50 mètres Dans le chaos qui forme le sol de cet énorme volume. Je la retrouve finalement intacte. Après une petite désob la suite est trouvée sur un bord par un passage étroit et vertical. Une corde y est poser et 4 mètres plus bas la suite n’est pas évidente mais le courant d’air est là et une courte désobstruction dans une trémie permet à Jean de découvrir la suite. C’est une conduite forcé fossile de 2m X 2m qu’il faut finalement équiper au bout d’une cinquantaine de mètres. Nous décidons d’en rester là pour aujourd’hui et nous remontons à la surface après avoir passé plus de 12 heures sous terre. Nous pensons avoir atteint – 450 m. descentes de puits

Lundi 15 aout
Nous nous accordons une petite journée de repos agrémentée d’une désob en surface dans un trous souffleur déjà repéré l’année passé. La motivation de cette désob est de pouvoir accéder dans le Sabbat sans passer par les différents méandres étroits et surtout le méandre Cater et Pilar, qui est vraiment rébarbatif à franchir après 10 heures d’explos. descentes de puits

Mardi 16 aout
Vers 11 heures du matin, arrivent comme prévu, Clémence, Cantalou et Paul au campement ou nous les accueillons comme il se doit. Le déballage des sacs de victuaille de Cantalou est vraiment impressionnant…. La peur de manquer. Il n’aura de cesse d’essayer de nous refourguer son Korned Beef et autre fromages imputrescibles…. Surtout ne rien gâcher. L’après midi est consacrée à la désob du trou souffleur.

Mercredi 17 aout
En début de mâtiné C’est au tour de Philippe, accompagné du jeune César, âgé seulement de 15 ans d’arriver. Clémence qui n’est cette année que de passage, repart après nous avoir accompagnés jusque dans l’entrée de la Sima del Sabbat. Nous partons à 7 vers le fond du gouffre. César, Jean et Philippe partent en pointe afin de sécuriser le passage de la trémie vers – 450, suivis de Nico et Paul qui modifient l’équipement de certains passages houleux . Avec Cantalou nous partons peu après afin de réaliser la topo du nouveau prolongement. Nous rejoignons Nico et Paul et partons ensemble vers le fond pour rejoindre l’équipe de pointe. A la côte – 360, peu avant le passage de la Corse nous trouvons César assoupi, qui c’est mis en position tortue afin d’attendre dans un relatif confort le retour de l’équipe de pointe. Il à bien géré l’attente durant plus de 3 heures à 2 degrés. Un grand bravo à César qui du haut de ces 15 ans est un authentique spéléologue des plus prometteur, accumulant toutes les qualités requise. Nous rejoignons donc Jean et Philippe qui nous attendent en bas du P60 fraichement nommé Puits « j’préfère la spéléo dans le lot ». à leur sourire nous devinons que les nouvelles sont bonnes. Après avoir désober de façon impressionnante durant 2 heures le passage de la trémie faisant suite au petit puits dit du « CBN » Ils ont franchi le pan incliné aperçu la dernière fois par Jean et exploré prés de 200 mètres de galeries fossiles et parfois assez concrétionnées, jusqu'à un puits très volumineux estimé à 80 mètres de profondeur après avoir chronométré la chute de pavasses mettant 4 secondes pour toucher le sol. Nous allons directement au terminus pour topographier au retour, pendant que Jean et Philippe, remontent pour rejoindre César et sortir avec lui. Nous sortons du gouffre à 2h30 du matin après avoir passer 15 heures sous terre et atteind la côte -481m. grandes galeries

Jeudi 18 aout
Glandouille à Las Brujas et vérification du niveau de neige dans le B205 que nous avions bouché l’année passé afin d’essayer de supprimer le bouchons ou du moins le réduire. La neige est à -17 mètre et aucun départ n’a pu être observé par César. Peu après Midi Jean regagne la vallée lourdement chargé, après avoir mangé avec nous. César et Philippe partent à leur tour à 17h30 tandis que Babou et Olivier nous rejoignent dans la soirée. Avec Nico nous somme là depuis le début et avons vraiment l’impression d’être chez nous et de voir aller et venir les copains dans notre gite de fortune.

vendredi 19 aout
C’est l’ultime pointe du camp 2011. L’heure est grave et l’opération «Mimolette » débute à 9h30 précisément. Olivier et Babou ont pour mission de continuer l’explo du méandre Tocard et Bitos vers -180 , Nico et Paul partent en tête afin d’équiper le puits terminal dit « du chapeau de paille » et nous suivons avec Cantalou armés du matos topo. A notre arrivée, le puits est équipé, il est très impressionnant avec ces 60 mètres plein pot à partir du 2eme fractionnement. En bas de celui-ci, un ressaut de 20 mètres fait suite dans des volumes gigantesques, et nous les rejoignons en haut d’un balcon de gros blocs dominant un nouvel a pic d’a peu près 40 mètres. L’exploration s’arrète là pour le moment, nous avons atteint la côte – 562 mètres avec arrêt sur rien et la promesse de revenir explorer cette fantastique Sima Del Sabbat au déla de -600. Avec Cantalou nous sortons les derniers à 23h30 après 14h d’explo. Le méandre Tocard et Bitos n’à rien donné mais il faudra y revenir pour topographier et vérifier un départ difficilement accessible. L’opération Mimolette est réussie et rondement menée. explorateurs

samedi 20 aout
Le camp se termine et nous rejoignons Saravillo sous un soleil de plomb et chargé comme des mules, mais nous savons qu’une fête de village comme seuls les espagnols savent les faires, nous attend.

Conclusion
La sima des apostats descend maintenant à -550, avec arrêt sur méandre étroit et actif mais non infranchissable, d’autre départ restent inexplorés vers -350. La Sima del Sabbat descend à -562 avec arrêt sur P40 Dans une grandes galerie fossile. L’exploration continue, et décidément nous n’irons pas à -1000 sans rigoler !!!!

A la grotte du Pot au Feu, entre Noël et Nouvel An.(28-29-30 décembre 2010)

A quelques jours de noël, le froid est particulièrement dense, presqu’exceptionnel… Le projet d’un raid à Fornos auquel nous pensions depuis quelques jours est mis à mal. Mais les prévisions météo à partir du 28 signalent un redoux et un soleil généreux sur l’Aragon… Allez, au diable nos incertitudes, l’abri du Pot au Feu devrait nous éviter l’hypothermie !

Nous quittons la grisaille aux portes du tunnel de Bielsa et retrouvons le grand bleu au débouché dans la vallée magique. Toutes les cascades sont glacées, et de nombreux amateurs en tenues multicolores les gravissent… Dans quelques heures, cette activité deviendra périlleuse.
En effet, quelques dizaines de minutes plus tard, Jacques et moi marchons d’un bon pas, bras nus, vers Gorga Negra.

résurgences de Fuentés Blancas Contrairement à nos habitudes, nous laissons la passerelle pour poursuivre le sentier bien tracé. Cinq minutes plus tard, nous parvenons sur un balcon dominant les cascades de Fuentès Blancas : Point de vue magnifique que nous découvrons pour la première fois. Vers l’Ouest et le massif se devine la partie la plus étroite du barranco, certainement très courte. Plein Sud, les griffons déversent leurs flots écumants, d’un blanc immaculé, sur des dômes moussus augmentant le contraste. En fait, ce sentier est l’échappatoire des amateurs de canyon effrayés par la brusque augmentation du débit dû aux fuentés, ou rebutés par la brusque chute de température de l’eau. Les quelques minutes consacrées à ce détour sont largement compensées par le point de vue…

Au passage de la passerelle, nous examinons longuement la possibilité d’y installer une station limnimétrique, puis un peu plus en amont du rio Irués, dans une marmite, une sonde différentielle de hauteur d’eau. Observations et nombreux clichés.

Le soleil, pressé au cœur de l’hiver, a déserté le ravin lorsque nous remplissons les gourdes aux fuentés Blancas. Etonnamment, la température de l’eau est élevée, 8,4°c pour 7,1°c en septembre… De récentes fortes pluies ont fait fondre le faible manteau neigeux d’altitude et le prorata de cette eau « chaude » explique peut être l’élévation. En été, l’eau est de provenance exclusivement nivo-glaciaire, et donc plus froide ( ?).

Parvenus aux abords de la cueva del Chorro, 2 silhouettes se profilent en amont, vers Graners… Des randonneurs en cette saison ? Etrange ! Libéros à domicile ?...
Il s’agit tout simplement d’un couple de Montauban, lui est un spéléo connaissant le SC Comminges (Mathios, Clément) et a pas mal trainé vers la Pierre et Arbas… Nous avons échangé, l’avons « mis à jour » des dernières découvertes sur le massif. Il y vient depuis 15 ans et a pas mal prospecté l’Acitolar… Cet homme est intéressant, à n’en point douter ! Avant de nous séparer, il promet de se connecter à la page web et de se tenir au courant.
Rencontre imprévisible de 4 compatriotes de même passion, dans le recoin le plus secret de la montagne…

Il est donc nuit noire quand nous gravissons la raide pente vers le Pot au Feu, lentement car nous relevons le plus précisément possible le cheminement topographique vers le porche, depuis le sentier. Nous déduirons ultérieurement des visées, la déviation magnétique (semble-t-il constante) engendrée par nos éclairages à LEDS.

Bivouac au Pot au Feu C’est le grand confort sous le porche ! Moins éreintés qu’en automne, nous profitons pleinement de l’instant, réchauffé par le rayonnement du poêle à bois artisanal, valeur sûre en cette saison, avant de sombrer dans un profond sommeil.

A la pointe du jour, le mesureur laser n’en est que plus efficace, nous commençons les relevés topo dans le lit du rio Irués, avec des antennes simples ou composées vers les différents griffons, Chorro notamment.
Peu après, nous bouclons sur un point repéré en septembre lors du même travail dans le vallon de Graners.

Nous continuons cette tâche à l’intérieur de la cueva de los Graners pour raccorder les différents niveaux d’eau au polygonal extérieur.

Nous vérifions sur la sonde Graners I le passage d’une crue comme nous l’avait annoncé Ramon.
Effectivement, le capteur est couvert d’un fin limon rosé. Contrairement à cet été, le sol de la cavité est couvert d’une fine couche de ce limon jusqu’à la salle d’entrée (#-10m, 969m d’altitude, Chorro 945m d’altitude, mise en charge de 21m).
capteur et traces de crue Par contre, non loin de la rive du Logo 1, en pourtour d'une lucarne s’ouvrant sur une galerie profonde noyée, où se distingue un tronc (galerie du Tronc ?) le rocher est propre, lessivé par le passage de l’eau à grand vitesse vers le Chorro.
L’air de la cavité, comme nous l’avions déjà remarqué, est confortablement très sec !

Après avoir ahané pour monter des buis arrachés sous le porche et rétablir ainsi la réserve de bois, nous retrouvons le Pot au Feu pour cette deuxième nuit, la tête pleine de mesures, de visées, d’hypothèses, de craintes d’erreurs, de projets… Tombée du rideau !

Au petit matin, nous nous empressons de redescendre au Lago 1.
Accaparés par les relevés topo, nous avions omis de relever la température des plans d’eau.
Dans les petites arrivées d’eau latérales, non loin de l’entrée, elle est de 5°c, dans la galerie del Tronco de 6,3°c et de 7,5°c dans le lac 1. La température de l’air est de 5°4.

Nous prenons ensuite le sentier du retour, paressons à nouveau à la passerelle, puis prenons résolument la direction de la frontière.

Activité du GSL, 2010, JP/JCG

Echos des Brujas et Armeña…En attendant les rapports complets !

Des Brujas:

Bonjour à tous
Le camp d’été 2010 sur l’Ereta de las Brujas, massif du Cotiella, vient de s’achever.
Une météo incertaine durant toute la semaine, mais finalement acceptable, a permis de mener a bien les explorations.
Seule une crue liée à un orage bref a gêné deux équipes en cours d’exploration.
Ce sont 12 spéléos au total qui se sont relayés pour explorer deux cavités (Sima del Sabbat, et Sima des apostats), sur une durée totale de 10 jours.
Ces deux cavités ont été explorées jusqu'à des profondeurs estimées entre -400 et -500 m.
Les relevés topographiques ont été entièrement réalisés et livreront dans les jours qui viennent des données plus précises.
Dans la Sima del Sabbat, la grosse galerie fossile a été explorée, 3 verticales d’environ 30m à 40m ont été descendues, un passage a été désobstrué. La dernière équipe s’est arrêtée sur un puits vaste et dont la profondeur est estimée entre 50m et 100m. Fort courant d’air aspiré.
Dans la Sima des Apostats, les puits se sont enchainés jusqu'à une profondeur d’environ -400m ; Ensuite, deux méandres étroits et difficiles ont été forcés, livrant une nouvelle série de puits de plus grandes dimensions. Arrêt sur puits de 15m environ. Fort courant d’air aspiré.
Topographies et comptes-rendus prochainement.
A bientôt
Paul

D'Armeña:

Hemos encontrado cuatro nuevas simas en armeña de profundidad pequeña, 20 mts. máximo, el exeso de nieve no permite entrar en el A88 ni en el A69 completamente colapsados de nieve, hemos seguido con los trabajos científicos en el A294, el retroceso del hielo es espectacular, otras tres simas localizadas a más de 2400 mts. en la zona alta de Armeña.
Instalado graners hasta el laberinto con el cable telefónico y el "main corrent" en el bay-pass del primer lago.
Ramon

Préparation de la plongée à Cueva de los Graners : 24-25 Juillet 2010

NOUVEAU! Vous pourrez accéder à certains articles dans un format imprimable !

Les composants Français de l’équipe se résumaient en Jacques Pradel, Philippe Fajon et Jean Claude Gayet.

A la passerelle au dessus du rio Iruès à sa rencontre avec la Garona de los Molinos, le débit du ruisseau est de ±12m3/s… Soit 3 fois plus que lors de notre randonnée fin Mai.
Avec un peu d’habitude, couvrant le bruit des cascades du torrent d’Iruès, nous arrivons à capter les coups de boutoir sourds du Chorro en crue ! Plus nous en approchons, plus sa colère est audible.
La résurgence du chemin des Bourricots est active, et personnellement, j’ai la chance de l’observer pour la 1ère fois.
résurgence du Chorro Le premier bief issu du Chorro est un violent courant d’écume, surmonté d’une nuée d’embruns peu engageants ! Nous sommes très sceptiques pour la traversée du lendemain…
Mais pour l’heure, la rude montée vers le Pot au Feu, lourdement chargés, finit de nous harasser. De plus Jacques et Philippe se portent volontaires pour un aller retour supplémentaire, afin de remplir un jerrican d’eau potable au Bourricos. Ils auront beaucoup de peine à terminer cette tâche !
Exténués, nous pourrons simplement avaler une soupe et plongerons dans un profond sommeil au calme et confort du Pot au Feu.

Avant de descendre de notre nid d’aigle, nous laissons, abrités dans le bidon bleu : 10 rouleaux de 100m de jarretière téléphonique, un dévidoir, 100 capsules-connecteurs de jonction, une pince, 500g de bracelets élastiques (accrochage ligne), 100 pointes acier en 60mm, un petit marteau. Nous veillerons à nous munir d’un kit de transport lors de notre raid de septembre.
Le débit des résurgences a nettement réduit, Bourricos ne coule plus.
De fait et au soleil, le ruisseau nous semble moins inquiétant et sa traversée moins osée. Par sécurité, Jacques tend une corde en ligne de vie au travers du bief. Ainsi sécurisé, la traversée n’est qu’une question de minutes et nous retrouvons très rapidement le calme des gorges supérieures d’Iruès.
Sous le vif soleil matinal, les résurgences en rive droite, côté Llerga, sont encore très actives et posent pour de nombreuses photos.
groupe de personnes Nous rencontrons nos amis Catalan en fin de matinée. Leur équipe, bien étoffée, est composée par Toni, Ramon, Rebecca, Carles, Alex, Alex 2, Oriol 2. Ils vont déposer dans la Cueva de Graners des échelles, cordes, cordes de traction en 8mm et 2 canots. Mais le réseau et ennoyé vers -10m et ils ne peuvent continuer l’exploration. Des traces de limon au sol de la première salle d’entrée prouvent que la veille, la crue ennoyait la quasi-totalité de la cavité ! Vêtus de néoprènes, une séance de « barbotage » s’impose !
De son côté, notre trio trouve rapidement et facilement le point géoréférencé repéré sur l’orthophotographie du SIGPAC, et nous pouvons en 10 visées, avec le plus de précision possible, relever le cheminement vers l’entrée de Cueva de los Graners.
Dans les gorges encaissées d’Iruès, la précision du GPS n’est pas fiable, de l’odre de 15 à 20m. Grace à cette origine précise, nous pourrons à termes, implanter toutes les résurgences et le réseau dans son ensemble.
Le retour vers Badain est toujours aussi interminable…
Nous nous retrouvons tous le soir à l’auberge de Saravillo pour le repas du soir. Nos amis Catalans y ont réservé le gîte, mais nous préférons le calme et la fraîcheur du barranco de Gallinès pour dormir à la belle étoile.

Le dimanche, nous faisons découvrir à Jacques, le massif vu depuis Tella et reprenons le chemin du retour.

escalade Pendant ce temps, Les Catalans terminent l’ascension du porche de l’agujero de las Devotas ( ?), inachevé en Mai par manque de chevilles
. « hemos escalado hasta la boca, es una galeria descendente durante 20 mts. i totalmente llena de barro al final, está por revisar, hay cuerda fija para subir a la boca, seguramente durante la campaña iremos un día a topografiarla y revisarla, pues solo llegó a la boca un escalador, no muy experto en espele. »
Alex estime la hauteur du porche à 10m, mais à -20m, le plafond touche le sol. Lors d’une prochain raid, la topo sera relevée.

Nous avons respecté les objectifs du raid à l’exception de l’équipement de la cavité en ligne téléphonique : La crue nous a interdit l’accès, mais nous aurions certainement été hors horaire !
Nous avons passé d’excellents moments, l’ambiance à l’ACEC est très chaleureuse.
Ramon nous a fait découvrir le prototype du n°2 de la revue ACEC… Accrochez vous, gare aux chocs, nous n’avons plus rien à envier à d’autres revues prestigieuses!
La publication en série doit être en cours à l’heure où nous rédigeons.

La date des camps d’été, respectivement sur Brujas et Armeña, approche à grands pas.
Bonne chance à tous,revenez avec tous les résultats escomptés, et surtout : observez, notez, publiez, rendez comptes , sans cela notre passion est une activité bien futile !
A très bientôt

Héliportage 2010 : samedi 03 Juillet, 14h00

Nos amis Catalans étaient 8, dont Ramon, Toni, Anchel, Carles, Oriol,
les Aveyro-Commingeois 8 également, dont Paul, Eric, Nico, Clémence, Xavier, Fabrice, Christian, Jean,
les Languedociens 6, dont Aline, Mélodie, Gégé, Dédé, Philippe Fajon et jean Claude.

hélitreuillage Il s’agissait cette année :
- d’approvisionner le camp de Las Brujas avec une charge d’à peu près 800kg (dont 400l d’eau),
- le camp d’Armeña pour une moindre charge, mais en descendant une sache de produits devenus inutile en altitude,
- de descendre de Baticiellas une sache avec 4 bidons (tentes, groupe électrogène, carburant, cordes) afin de restituer cet endroit dans son état d’origine.
- TNT sur Armeña, n’a pas sollicité cette année, ce soutient logistique.
La société habituelle d’hélicoptère basée en Val d’Aran c’est décommandé au dernier moment et a provoqué un peu d’affolement ! Heureusement, Ramon a eu plus de succès avec une société de Panticosa qui pu intervenir comme prévu, en temps et en heure.

Le regroupement des Français s’est effectué vendredi soir au refuge de Lavasar. La montée par la piste, contrairement aux affirmations de Jean Claude, a donné quelques soucis aux véhicules urbains les plus surbaissés !
De bonne heure le matin, les équipes ont rejoint les zones respectives, en laissant Jean de permanence au refuge pour accrocher et décrocher les saches sous le treuil de l’hélico.
Sur l’ensemble du massif, l’enneigement est inhabituel et la moindre cavité est obstruée par la neige tardive de ce printemps un peu fou.

porche du B112 Sur l’Ereta, le B112 ne se laisse pénétrer que par une lucarne haute, mais le stockage du matériel nécessaire aux Liberos s’est effectué sans encombre.
La fonte des neiges, bien amorcée, leur a permis de récupérer près de 400l d’eau pour la toilette, portant la réserve à près de 1000l d’eau !

A Baticiellas, les 4 bidons à redescendre étaient ensevelis sous 3,5m de hauteur de neige parfois compacte et glaçée, et deux heures de pelletage intensif ont été nécessaires pour les atteindre et les extraire de la grotte.
En attendant l’hélico, cette sache se détachant du ciel gris, la lettre fluorescente C face aux sommets, était un symbole poignant… Pour le GSL, est-ce la fin d’un épisode ? D’une histoire ? En tous cas, une pose dans une fantastique aventure humaine dont chacun gardera de fabuleux souvenirs !

déblaiement à la glaçière Le ciel tourmenté dés la mi-journée, devient menaçant vers 13h00.
Pendant que la rotation sur le versant Nord se déroule correctement, les nuages s’accumulent derrière le sommet, envahissant le Circo de Armeña et rendant délicat le travail du pilote.
Après une première tentative par « collada del Ibon » où la densité des nuages stoppe l’appareil, où le pilote menace de larguer la charge avant le col ( !), un autre essai par « collado de la Cruz » permet d’atteindre le refuge d’Armeña et par une trouée furtive, la base de nos amis Catalans !

Pendant ce temps, un orage éclate sur les pentes du vallon de Lavasar, surprenant les Libéros et les Languedociens sous Puntos Royos.
Ce petit orage est bien marqué, mais rideaux d’eau et averses de grêle sont rapidement remplacés par les rayons du soleil séchant rapidement les randonneurs trempés.

De retour au refuge de Lavasar, l’équipe affronte le désormais célèbre épisode des clés du fourgon du CCL.
Une heure intense où 14 personnes tentent de localiser les clés du véhicule dans lequel tout est enfermé, vivres, boissons, vêtements de rechange, couchage, véhicule pour lequel un aller retour dominical en France risque d’être nécessaire pour récupérer un double des clés…
Enfin, au grand soulagement de Jean Claude, les clés sont retrouvées, accrochées à un balai d’essuie-glace d’une Citroën voisine. Elles avaient dû tomber de leur cache et un randonneur bien intentionné les avait déposées sur le véhicule de même marque.
Il est difficile de décrire la joie de tous lors de cette découverte, et la vigueur de l’apéro qui suivit… !

Dans la nuit, un nouveau front orageux de grande ampleur deverserera sur le massif un cumul de pluie très important, au point que le moindre talweg s’activera et nous pourrons observer pour la première fois depuis 5 ans, la cascade amont du gué du barranco de Gallinès.

lac de Bassa la Mora Le dimanche matin, lessivé par la pluie nocturne, le massif apparaît étincelant sous le ciel d’un bleu profond.
Aveyronnais et Commingeois nous quittent après une baignade matinale dans Bassa la Mora resplendissant.

Nous gravissons et passons Colladeta del Ibon pour faire la jonction avec nos amis Catalans revenant d’Armeña.

La journée se termine à l’auberge de Saravillo où la nouvelle gérante nous accueille correctement dans un cadre rénové et une production d’eau chaude sanitaire (enfin) conséquente…
Le tarif est sensiblement le même qu’en 2009, 14€ le repas du soir, 12€ la nuitée, 3€ le petit déjeuner, soit une étape à 29€.

Excellent raid qui augure, espérons le, de grands résultats pour les camps d’Août.
A très bientôt !

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