Cet article est importé du blog "speleolibre" avec l'autorisation des auteurs. Le texte est intégralement reporté, seule une sélection des clichés est importée.
Lundi 8 aout
Départ de l’Aveyron, de Fabien, Philippe, Nico, Eric, vers 15Heures.
Nous arrivons à Plan en fin d’après-midi, et essayons de joindre Alberto par téléphone, pour récupérer la fluorescéine, mais impossible de le joindre. Par bonheur nous le trouvons au bar. La fluo en poche nous partons directement au refuge de Santa Isabel par la piste fraichement refaite et nous mettons à peine 20 minutes pour y arriver.
Mardi 9 aout
Vers 8h30 Nous prenons la direction du Cotiellla par le Col de Gradiello ou nous rencontrons de sympathiques Français et faisons
le chemin ensemble jusqu’au campement. Par chance, à notre arrivée, un des frigos est plein de bières oubliées de l’année
passée. Nous préparons le campement en compagnie de nos compagnons de randonnée et tandis que eux rentrent à Santa Isabel,
nous partons faire un tour dans le B13 pour éventuellement désobstruer le bouchon de glace à moins quarante. Il n’y a pas
glace et le névé d’entrée est bien en dessous de son niveau habituel à cette époque. Nous rentrons au camp à la tombée de la
nuit ou Jean nous a rejoints entre temps.
Mercredi 10 aout
Nous partons pour une ballade dans la Sima del Sabbat jusqu’au puits de l’oppo à moins 240, pour faire prendre connaissance
avec les gouffres du massif aux deux nouveaux que sont Philippe et Fabien. Nous en profitons pour descendre un perfo et
prendre quelques photos. Le soir nous discutons de la stratégie à adopter et commençons à envisager de se consacrer à
l’exploration d’un seul gouffre, compte tenu des effectifs.
Jeudi 11 aout
Nico et Jean partent pour injecter le colorant au fond de la sima des Apostats, tandis que Fabien et Philippe partent en
randonnée. J’en profite pour faire un tour de prospection aux confins de la zone B , entre Cotiella et Espouy .
Les niveaux d’enneigement, exceptionnellement bas, mettent à jour de nouveaux gouffres. Je repère également une graliéra,
sous les flancs de l’espouy. La glacière Martel est vide de glace, seul subsiste un petit névé. A 20H45, Nico et Jean
rentrent d’une dure journée, dans le B13 ou ils pensent avoir atteint la côte -550 dans des méandres actifs de plus en plus
étroits. Le courant d’air est toujours là, mais il ne semble pas que ce soit la voie royale pour atteindre le collecteur.
Au retour ils déversent le colorant à 16H40 à la côte moins 400 dans un ruisselet au débit très faible. Est-ce la fin du B13 ?
vendredi 12 août
Nous partons pour le B74 , afin de vérifier le terminus du GSL . D’après leur dire, la
désob est faite, il ne reste plus qu’à aller voir derrière. Nous arrivons donc au
terminus, mais ça ne passe pas encore. Après plusieurs heures de désob, nous arrivons
enfin à passer derrière le méandre étroit, pour aboutir dans un petit volume ou arrive
un puits étroits et la suite est à nouveau un méandre de 1 mètre de haut pour 20cm de
large qui absorbe tout le courant d’air. Nous abandonnons là l’exploration du B74 .
A la tombée de la nuit, en rentrant au camp, la nouvelle tombe : message de Ramon :
"coloration, positivo, fuentes, 02H30 ". Nous fêtons dignement cette très bonne nouvelle,
qui va nous obliger à persévérer.
Samedi 13 aout
L’objectif de la journée est de descendre à – 200 dans le B13 pour vérifier d’éventuels départs à l’aide d’un phare, puis de
descendre à -240 d’où par un puits non descendu. Fabien,Jean et Nico partent direct à – 200 tandis que Philippe et moi même
suivent en prenant des photos. Les départs de -200 n’ayant rien donnés, je part avec Nico pour explorer la lucarne de – 240.
Le premier puits fait environ 10 mètres suivi de 2 ressauts de 6m.Un méandre amont étroit non exploré et un méandre aval étroit
d’une quinzaine de mètres font suite. Nous continuons donc en aval pour déboucher sur un très joli puits d’environ 26 mètres 50.
De là, partent deux méandres aval dont un, très court, donnant sur une désescalade de 4 mètres et arret sur nouveau puits sec non
descendu, d’au moins 2O mètres. De l’autre côté un méandre à chailles, actif et très étroit d’une vingtaine de mètres, débouche
sur un puits non descendu, arrosé, semblant assez profond et en plusieurs paliers. Nous remontons sans déséquiper afin d’y
revenir pour lever la topo. Cette succession de méandres étroits et actifs devient un sérieux handicap pour continuer les explos
dans ce gouffre et nous envisageons de plus en plus de se consacrer qu’au B112 . à notre sortie du gouffre l’orage éclate au loin
et nous n’en aurons que des résidus.
Dimanche 14 aout
Pour Fabien et philippe c’est la fin du camp. Pour finir en beauté, ils partent au sommet
du Cotiella et rentrent à Santa Isabel. Nico , Jean et Eric partent pour une pointe au fond du B112 afin d’explorer le
Puits terminal faisant suite au passage de la Corse. Un petit contre temps nous ralenti au niveau du puits de la peur car
la corde y est gravement tonché . Nous décidons de la changer et Jean fait un aller-retour à la jonction afin de récupérer
une corde. Arrivé en haut de la salle du radeau de la méduse Nico refait un équipement plus sécurit et nous continuons
jusqu’au terminus. Jean commence à équiper ce superbe puits et nous nous apercevons qu’une écaille d’apparence instable se
trouve pile sur notre passage. Jean, qui à touché le sol 80 mètres plus bas, doit remonter en déséquipant pour faire
tomber cette épée de Damoclès. Une fois la purge finis, c’est Nico qui se charge de rééquiper la descente de façon à
décaler chaque fractios des trajectoires précédentes. Le puits est énorme est le dernier fractionnement fait à peu près
50 mètres. Je descends le dernier, et arrivé au fractio final je perds malencontreusement ma poignée qui fait une chute de
50 mètres Dans le chaos qui forme le sol de cet énorme volume. Je la retrouve finalement intacte. Après une petite désob la
suite est trouvée sur un bord par un passage étroit et vertical. Une corde y est poser et 4 mètres plus bas la suite n’est
pas évidente mais le courant d’air est là et une courte désobstruction dans une trémie permet à Jean de découvrir la suite.
C’est une conduite forcé fossile de 2m X 2m qu’il faut finalement équiper au bout d’une cinquantaine de mètres. Nous
décidons d’en rester là pour aujourd’hui et nous remontons à la surface après avoir passé plus de 12 heures sous terre.
Nous pensons avoir atteint – 450 m.
Lundi 15 aout
Nous nous accordons une petite journée de repos agrémentée d’une désob en surface dans un
trous souffleur déjà repéré l’année passé. La motivation de cette désob est de pouvoir
accéder dans le Sabbat sans passer par les différents méandres étroits et surtout le
méandre Cater et Pilar, qui est vraiment rébarbatif à franchir après 10 heures d’explos.
Mardi 16 aout
Vers 11 heures du matin, arrivent comme prévu, Clémence, Cantalou et Paul au campement ou nous les
accueillons comme il se doit. Le déballage des sacs de victuaille de Cantalou est vraiment
impressionnant…. La peur de manquer. Il n’aura de cesse d’essayer de nous refourguer son Korned Beef
et autre fromages imputrescibles…. Surtout ne rien gâcher. L’après midi est consacrée à la désob du
trou souffleur.
Mercredi 17 aout
En début de mâtiné C’est au tour de Philippe, accompagné du jeune César, âgé seulement de 15 ans
d’arriver. Clémence qui n’est cette année que de passage, repart après nous avoir accompagnés jusque
dans l’entrée de la Sima del Sabbat. Nous partons à 7 vers le fond du gouffre. César, Jean et Philippe
partent en pointe afin de sécuriser le passage de la trémie vers – 450, suivis de Nico et Paul qui
modifient l’équipement de certains passages houleux . Avec Cantalou nous partons peu après afin de
réaliser la topo du nouveau prolongement. Nous rejoignons Nico et Paul et partons ensemble vers le fond
pour rejoindre l’équipe de pointe. A la côte – 360, peu avant le passage de la Corse nous trouvons César
assoupi, qui c’est mis en position tortue afin d’attendre dans un relatif confort le retour de l’équipe de
pointe. Il à bien géré l’attente durant plus de 3 heures à 2 degrés. Un grand bravo à César qui du haut de
ces 15 ans est un authentique spéléologue des plus prometteur, accumulant toutes les qualités requise.
Nous rejoignons donc Jean et Philippe qui nous attendent en bas du P60 fraichement nommé Puits « j’préfère
la spéléo dans le lot ». à leur sourire nous devinons que les nouvelles sont bonnes. Après avoir désober
de façon impressionnante durant 2 heures le passage de la trémie faisant suite au petit puits dit
du « CBN » Ils ont franchi le pan incliné aperçu la dernière fois par Jean et exploré prés de 200 mètres
de galeries fossiles et parfois assez concrétionnées, jusqu'à un puits très volumineux estimé à 80 mètres
de profondeur après avoir chronométré la chute de pavasses mettant 4 secondes pour toucher le sol.
Nous allons directement au terminus pour topographier au retour, pendant que Jean et Philippe, remontent
pour rejoindre César et sortir avec lui. Nous sortons du gouffre à 2h30 du matin après avoir passer
15 heures sous terre et atteind la côte -481m.
Jeudi 18 aout
Glandouille à Las Brujas et vérification du niveau de neige dans le B205 que nous avions bouché
l’année passé afin d’essayer de supprimer le bouchons ou du moins le réduire. La neige est à -17
mètre et aucun départ n’a pu être observé par César. Peu après Midi Jean regagne la vallée
lourdement chargé, après avoir mangé avec nous. César et Philippe partent à leur tour à 17h30
tandis que Babou et Olivier nous rejoignent dans la soirée. Avec Nico nous somme là depuis le
début et avons vraiment l’impression d’être chez nous et de voir aller et venir les copains dans
notre gite de fortune.
vendredi 19 aout
C’est l’ultime pointe du camp 2011. L’heure est grave et l’opération «Mimolette » débute à 9h30
précisément. Olivier et Babou ont pour mission de continuer l’explo du méandre Tocard et Bitos vers
-180 , Nico et Paul partent en tête afin d’équiper le puits terminal dit « du chapeau de paille » et
nous suivons avec Cantalou armés du matos topo. A notre arrivée, le puits est équipé, il est très
impressionnant avec ces 60 mètres plein pot à partir du 2eme fractionnement. En bas de celui-ci, un
ressaut de 20 mètres fait suite dans des volumes gigantesques, et nous les rejoignons en haut d’un
balcon de gros blocs dominant un nouvel a pic d’a peu près 40 mètres. L’exploration s’arrète là pour
le moment, nous avons atteint la côte – 562 mètres avec arrêt sur rien et la promesse de revenir
explorer cette fantastique Sima Del Sabbat au déla de -600. Avec Cantalou nous sortons les derniers
à 23h30 après 14h d’explo. Le méandre Tocard et Bitos n’à rien donné mais il faudra y revenir pour
topographier et vérifier un départ difficilement accessible. L’opération Mimolette est réussie et
rondement menée.
samedi 20 aout
Le camp se termine et nous rejoignons Saravillo sous un soleil de plomb et chargé comme des mules,
mais nous savons qu’une fête de village comme seuls les espagnols savent les faires, nous attend.
Conclusion
La sima des apostats descend maintenant à -550, avec arrêt sur méandre étroit et actif mais non
infranchissable, d’autre départ restent inexplorés vers -350.
La Sima del Sabbat descend à -562 avec arrêt sur P40 Dans une grandes galerie fossile.
L’exploration continue, et décidément nous n’irons pas à -1000 sans rigoler !!!!
A quelques jours de noël, le froid est particulièrement dense, presqu’exceptionnel… Le projet d’un raid à Fornos auquel nous pensions depuis quelques jours est mis à mal. Mais les prévisions météo à partir du 28 signalent un redoux et un soleil généreux sur l’Aragon… Allez, au diable nos incertitudes, l’abri du Pot au Feu devrait nous éviter l’hypothermie !
Nous quittons la grisaille aux portes du tunnel de Bielsa et retrouvons le
grand bleu au débouché dans la vallée magique.
Toutes les cascades sont glacées, et de nombreux amateurs en tenues multicolores
les gravissent… Dans quelques heures, cette activité deviendra périlleuse.
En effet, quelques dizaines de minutes plus tard, Jacques et moi marchons d’un
bon pas, bras nus, vers Gorga Negra.
Contrairement à nos habitudes, nous laissons la passerelle pour poursuivre le
sentier bien tracé. Cinq minutes plus tard, nous parvenons sur un balcon
dominant les cascades de Fuentès Blancas : Point de vue magnifique que nous
découvrons pour la première fois.
Vers l’Ouest et le massif se devine la partie la plus étroite du barranco,
certainement très courte.
Plein Sud, les griffons déversent leurs flots écumants, d’un blanc immaculé,
sur des dômes moussus augmentant le contraste.
En fait, ce sentier est l’échappatoire des amateurs de canyon effrayés par
la brusque augmentation du débit dû aux fuentés, ou rebutés par la brusque
chute de température de l’eau.
Les quelques minutes consacrées à ce détour sont largement compensées par le
point de vue…
Au passage de la passerelle, nous examinons longuement la possibilité d’y installer une station limnimétrique, puis un peu plus en amont du rio Irués, dans une marmite, une sonde différentielle de hauteur d’eau. Observations et nombreux clichés.
Le soleil, pressé au cœur de l’hiver, a déserté le ravin lorsque nous remplissons les gourdes aux fuentés Blancas. Etonnamment, la température de l’eau est élevée, 8,4°c pour 7,1°c en septembre… De récentes fortes pluies ont fait fondre le faible manteau neigeux d’altitude et le prorata de cette eau « chaude » explique peut être l’élévation. En été, l’eau est de provenance exclusivement nivo-glaciaire, et donc plus froide ( ?).
Parvenus aux abords de la cueva del Chorro, 2 silhouettes se profilent en
amont, vers Graners… Des randonneurs en cette saison ? Etrange !
Libéros à domicile ?...
Il s’agit tout simplement d’un couple de Montauban, lui est un spéléo
connaissant le SC Comminges (Mathios, Clément) et a pas mal trainé vers
la Pierre et Arbas… Nous avons échangé, l’avons « mis à jour » des
dernières découvertes sur le massif. Il y vient depuis 15 ans et a pas
mal prospecté l’Acitolar… Cet homme est intéressant, à n’en point
douter ! Avant de nous séparer, il promet de se connecter à la page web
et de se tenir au courant.
Rencontre imprévisible de 4 compatriotes de même passion, dans le recoin
le plus secret de la montagne…
Il est donc nuit noire quand nous gravissons la raide pente vers le Pot au Feu, lentement car nous relevons le plus précisément possible le cheminement topographique vers le porche, depuis le sentier. Nous déduirons ultérieurement des visées, la déviation magnétique (semble-t-il constante) engendrée par nos éclairages à LEDS.
C’est le grand confort sous le porche ! Moins éreintés qu’en automne, nous
profitons pleinement de l’instant, réchauffé par le rayonnement du poêle
à bois artisanal, valeur sûre en cette saison, avant de sombrer dans un
profond sommeil.
A la pointe du jour, le mesureur laser n’en est que plus efficace, nous
commençons les relevés topo dans le lit du rio Irués, avec des antennes
simples ou composées vers les différents griffons, Chorro notamment.
Peu après, nous bouclons sur un point repéré en septembre lors du même
travail dans le vallon de Graners.
Nous continuons cette tâche à l’intérieur de la cueva de los Graners pour raccorder les différents niveaux d’eau au polygonal extérieur.
Nous vérifions sur la sonde Graners I le passage d’une crue comme nous
l’avait annoncé Ramon.
Effectivement, le capteur est couvert d’un fin limon rosé.
Contrairement à cet été, le sol de la cavité est couvert d’une fine
couche de ce limon jusqu’à la salle d’entrée (#-10m, 969m d’altitude,
Chorro 945m d’altitude, mise en charge de 21m).
Par contre, non loin de la rive du Logo 1, en pourtour d'une lucarne
s’ouvrant sur une galerie profonde noyée, où se distingue un tronc
(galerie du Tronc ?) le rocher est propre, lessivé par le passage de
l’eau à grand vitesse vers le Chorro.
L’air de la cavité, comme nous l’avions déjà remarqué, est confortablement très sec !
Après avoir ahané pour monter des buis arrachés sous le porche et rétablir ainsi la réserve de bois, nous retrouvons le Pot au Feu pour cette deuxième nuit, la tête pleine de mesures, de visées, d’hypothèses, de craintes d’erreurs, de projets… Tombée du rideau !
Au petit matin, nous nous empressons de redescendre au Lago 1.
Accaparés par les relevés topo, nous avions omis de relever la température des
plans d’eau.
Dans les petites arrivées d’eau latérales, non loin de l’entrée, elle est de 5°c,
dans la galerie del Tronco de 6,3°c et de 7,5°c dans le lac 1.
La température de l’air est de 5°4.
Nous prenons ensuite le sentier du retour, paressons à nouveau à la passerelle, puis prenons résolument la direction de la frontière.
Activité du GSL, 2010, JP/JCG
Bonjour à tous
Le camp d’été 2010 sur l’Ereta de las Brujas, massif du Cotiella, vient de s’achever.
Une météo incertaine durant toute la semaine, mais finalement acceptable, a permis de mener a bien
les explorations.
Seule une crue liée à un orage bref a gêné deux équipes en cours d’exploration.
Ce sont 12 spéléos au total qui se sont relayés pour explorer deux cavités
(Sima del Sabbat, et Sima des apostats), sur une durée totale de 10 jours.
Ces deux cavités ont été explorées jusqu'à des profondeurs estimées entre -400 et -500 m.
Les relevés topographiques ont été entièrement réalisés et livreront dans les jours qui viennent
des données plus précises.
Dans la Sima del Sabbat, la grosse galerie fossile a été explorée, 3 verticales d’environ 30m à 40m
ont été descendues, un passage a été désobstrué. La dernière équipe s’est arrêtée sur un puits
vaste et dont la profondeur est estimée entre 50m et 100m. Fort courant d’air aspiré.
Dans la Sima des Apostats, les puits se sont enchainés jusqu'à une profondeur d’environ -400m ;
Ensuite, deux méandres étroits et difficiles ont été forcés, livrant une nouvelle série de puits de
plus grandes dimensions. Arrêt sur puits de 15m environ. Fort courant d’air aspiré.
Topographies et comptes-rendus prochainement.
A bientôt
Paul
Hemos encontrado cuatro nuevas simas en armeña de profundidad pequeña, 20 mts. máximo, el exeso de
nieve no permite entrar en el A88 ni en el A69 completamente colapsados de nieve,
hemos seguido con los trabajos científicos en el A294, el retroceso del hielo es espectacular,
otras tres simas localizadas a más de 2400 mts. en la zona alta de Armeña.
Instalado graners hasta el laberinto con el cable telefónico y el "main corrent" en el bay-pass del
primer lago.
Ramon
Les composants Français de l’équipe se résumaient en Jacques Pradel, Philippe Fajon et Jean Claude Gayet.
A la passerelle au dessus du rio Iruès à sa rencontre avec la Garona de los Molinos, le débit du ruisseau
est de ±12m3/s… Soit 3 fois plus que lors de notre randonnée fin Mai.
Avec un peu d’habitude, couvrant le bruit des cascades du torrent d’Iruès, nous arrivons à capter les
coups de boutoir sourds du Chorro en crue ! Plus nous en approchons, plus sa colère est audible.
La résurgence du chemin des Bourricots est active, et personnellement, j’ai la chance de l’observer pour
la 1ère fois.
Le premier bief issu du Chorro est un violent courant d’écume, surmonté d’une nuée d’embruns peu
engageants ! Nous sommes très sceptiques pour la traversée du lendemain…
Mais pour l’heure, la rude montée vers le Pot au Feu, lourdement chargés, finit de nous harasser.
De plus Jacques et Philippe se portent volontaires pour un aller retour supplémentaire, afin de
remplir un jerrican d’eau potable au Bourricos. Ils auront beaucoup de peine à terminer cette tâche !
Exténués, nous pourrons simplement avaler une soupe et plongerons dans un profond sommeil au calme et
confort du Pot au Feu.
Avant de descendre de notre nid d’aigle, nous laissons, abrités dans le bidon bleu :
10 rouleaux de 100m de jarretière téléphonique, un dévidoir, 100 capsules-connecteurs de jonction,
une pince, 500g de bracelets élastiques (accrochage ligne), 100 pointes acier en 60mm, un petit
marteau. Nous veillerons à nous munir d’un kit de transport lors de notre raid de septembre.
Le débit des résurgences a nettement réduit, Bourricos ne coule plus.
De fait et au soleil, le ruisseau nous semble moins inquiétant et sa traversée moins osée. Par sécurité,
Jacques tend une corde en ligne de vie au travers du bief. Ainsi sécurisé, la traversée n’est qu’une
question de minutes et nous retrouvons très rapidement le calme des gorges supérieures d’Iruès.
Sous le vif soleil matinal, les résurgences en rive droite, côté Llerga, sont encore très actives et
posent pour de nombreuses photos.
Nous rencontrons nos amis Catalan en fin de matinée. Leur équipe, bien étoffée, est composée par Toni,
Ramon, Rebecca, Carles, Alex, Alex 2, Oriol 2. Ils vont déposer dans la Cueva de Graners des
échelles, cordes, cordes de traction en 8mm et 2 canots. Mais le réseau et ennoyé vers -10m et
ils ne peuvent continuer l’exploration. Des traces de limon au sol de la première salle d’entrée
prouvent que la veille, la crue ennoyait la quasi-totalité de la cavité ! Vêtus de néoprènes,
une séance de « barbotage » s’impose !
De son côté, notre trio trouve rapidement et facilement le point géoréférencé repéré sur
l’orthophotographie du SIGPAC, et nous pouvons en 10 visées, avec le plus de précision possible,
relever le cheminement vers l’entrée de Cueva de los Graners.
Dans les gorges encaissées d’Iruès, la précision du GPS n’est pas fiable, de l’odre de 15 à 20m.
Grace à cette origine précise, nous pourrons à termes, implanter toutes les résurgences et le
réseau dans son ensemble.
Le retour vers Badain est toujours aussi interminable…
Nous nous retrouvons tous le soir à l’auberge de Saravillo pour le repas du soir. Nos amis Catalans y
ont réservé le gîte, mais nous préférons le calme et la fraîcheur du barranco de Gallinès pour
dormir à la belle étoile.
Le dimanche, nous faisons découvrir à Jacques, le massif vu depuis Tella et reprenons le chemin du retour.
Pendant ce temps, Les Catalans terminent l’ascension du porche de l’agujero de las Devotas ( ?),
inachevé en Mai par manque de chevilles
.
« hemos escalado hasta la boca, es una galeria descendente durante 20 mts. i totalmente llena de barro
al final, está por revisar, hay cuerda fija para subir a la boca, seguramente durante la campaña iremos
un día a topografiarla y revisarla, pues solo llegó a la boca un escalador, no muy experto en espele. »
Alex estime la hauteur du porche à 10m, mais à -20m, le plafond touche le sol. Lors d’une prochain raid,
la topo sera relevée.
Nous avons respecté les objectifs du raid à l’exception de l’équipement de la cavité en ligne
téléphonique : La crue nous a interdit l’accès, mais nous aurions certainement été hors horaire !
Nous avons passé d’excellents moments, l’ambiance à l’ACEC est très chaleureuse.
Ramon nous a fait découvrir le prototype du n°2 de la revue ACEC… Accrochez vous, gare aux chocs,
nous n’avons plus rien à envier à d’autres revues prestigieuses!
La publication en série doit être en cours à l’heure où nous rédigeons.
La date des camps d’été, respectivement sur Brujas et Armeña, approche à grands pas.
Bonne chance à tous,revenez avec tous les résultats escomptés, et surtout : observez, notez, publiez, rendez comptes
, sans cela notre passion est une activité bien futile !
A très bientôt
Nos amis Catalans étaient 8, dont Ramon, Toni, Anchel, Carles, Oriol,
les Aveyro-Commingeois 8 également, dont Paul, Eric, Nico, Clémence, Xavier, Fabrice, Christian, Jean,
les Languedociens 6, dont Aline, Mélodie, Gégé, Dédé, Philippe Fajon et jean Claude.
Il s’agissait cette année :
- d’approvisionner le camp de Las Brujas avec une charge d’à peu près 800kg (dont 400l d’eau),
- le camp d’Armeña pour une moindre charge, mais en descendant une sache de produits devenus inutile en altitude,
- de descendre de Baticiellas une sache avec 4 bidons (tentes, groupe électrogène, carburant, cordes) afin de restituer
cet endroit dans son état d’origine.
- TNT sur Armeña, n’a pas sollicité cette année, ce soutient logistique.
La société habituelle d’hélicoptère basée en Val d’Aran c’est décommandé au dernier moment et a
provoqué un peu d’affolement ! Heureusement, Ramon a eu plus de succès avec une société de Panticosa qui pu intervenir comme prévu, en temps et en heure.
Le regroupement des Français s’est effectué vendredi soir au refuge de Lavasar.
La montée par la piste, contrairement aux affirmations de Jean Claude, a donné quelques soucis
aux véhicules urbains les plus surbaissés !
De bonne heure le matin, les équipes ont rejoint les zones respectives, en laissant Jean
de permanence au refuge pour accrocher et décrocher les saches sous le treuil de l’hélico.
Sur l’ensemble du massif, l’enneigement est inhabituel et la moindre cavité est obstruée par la
neige tardive de ce printemps un peu fou.
Sur l’Ereta, le B112 ne se laisse pénétrer que par une lucarne haute, mais le stockage du matériel
nécessaire aux Liberos s’est effectué sans encombre.
La fonte des neiges, bien amorcée, leur a permis de récupérer près de 400l d’eau pour la toilette,
portant la réserve à près de 1000l d’eau !
A Baticiellas, les 4 bidons à redescendre étaient ensevelis sous 3,5m de hauteur de neige parfois
compacte et glaçée, et deux heures de pelletage intensif ont été nécessaires pour les atteindre
et les extraire de la grotte.
En attendant l’hélico, cette sache se détachant du ciel gris, la lettre fluorescente C face aux
sommets, était un symbole poignant… Pour le GSL, est-ce la fin d’un épisode ? D’une histoire ?
En tous cas, une pose dans une fantastique aventure humaine dont chacun gardera de fabuleux
souvenirs !
Le ciel tourmenté dés la mi-journée, devient menaçant vers 13h00.
Pendant que la rotation sur le versant Nord se déroule correctement, les nuages s’accumulent
derrière le sommet, envahissant le Circo de Armeña et rendant délicat le travail du pilote.
Après une première tentative par « collada del Ibon » où la densité des nuages stoppe l’appareil,
où le pilote menace de larguer la charge avant le col ( !), un autre essai par « collado de
la Cruz » permet d’atteindre le refuge d’Armeña et par une trouée furtive,
la base de nos amis Catalans !
Pendant ce temps, un orage éclate sur les pentes du vallon de Lavasar, surprenant les Libéros et
les Languedociens sous Puntos Royos.
Ce petit orage est bien marqué, mais rideaux d’eau et averses de grêle sont rapidement remplacés
par les rayons du soleil séchant rapidement les randonneurs trempés.
De retour au refuge de Lavasar, l’équipe affronte le désormais célèbre épisode des clés du fourgon
du CCL.
Une heure intense où 14 personnes tentent de localiser les clés du véhicule dans lequel tout
est enfermé, vivres, boissons, vêtements de rechange, couchage, véhicule pour lequel un aller
retour dominical en France risque d’être nécessaire pour récupérer un double des clés…
Enfin, au grand soulagement de Jean Claude, les clés sont retrouvées, accrochées à un balai
d’essuie-glace d’une Citroën voisine. Elles avaient dû tomber de leur cache et un randonneur
bien intentionné les avait déposées sur le véhicule de même marque.
Il est difficile de décrire la joie de tous lors de cette découverte, et la vigueur de l’apéro
qui suivit… !
Dans la nuit, un nouveau front orageux de grande ampleur deverserera sur le massif un cumul de pluie très important, au point que le moindre talweg s’activera et nous pourrons observer pour la première fois depuis 5 ans, la cascade amont du gué du barranco de Gallinès.
Le dimanche matin, lessivé par la pluie nocturne, le massif apparaît étincelant sous le ciel d’un
bleu profond.
Aveyronnais et Commingeois nous quittent après une baignade matinale dans Bassa la Mora
resplendissant.
Nous gravissons et passons Colladeta del Ibon pour faire la jonction avec nos amis Catalans revenant d’Armeña.
La journée se termine à l’auberge de Saravillo où la nouvelle gérante nous accueille correctement
dans un cadre rénové et une production d’eau chaude sanitaire (enfin) conséquente…
Le tarif est sensiblement le même qu’en 2009, 14€ le repas du soir, 12€ la nuitée, 3€ le petit
déjeuner, soit une étape à 29€.
Excellent raid qui augure, espérons le, de grands résultats pour les camps d’Août.
A très bientôt !
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